Histoire de Plou

2380

* Préhistoire
Sur le territoire que recouvre l’actuelle commune de Plou, vers 6700 ans avant J.C., la première présence humaine, qui maitrisait les industries lithiques et céramiques, est attestée par la présence de « La grosse Pierre » menhir aujourd’hui perdu mais qui existait encore sur la commune en 1905.
De cette période, jusqu’au milieu de l’âge de bronze, vers 1300 avant J.C., ce même territoire va subir les influences de plusieurs vagues migratoires humaines d’ethnies celtiques, celles des Galls, des Kimris et des Kimris Belges. Ces migrations celtiques vont apporter à ce territoire les techniques d’une métallurgie d’abord rudimentaire, puis plus élaborée permettant la confection et le façonnage d’objets et d’armes en cuivre puis en alliage tel que le bronze. Ce sont de ces divers flux migratoires que naitront, entre 1300 et 750 avant J.C., les nations gauloises dont est issue celle des Galls Bituriges dont les membres occupèrent le territoire de l’actuelle commune de Plou ainsi qu’une grande étendu de terre qui sera plus tard appelé le Berry.

« Pour en savoir plus »

* Antiquité et occupation primitive
Entre 800 et 320 avant J.C., deux derniers flux migratoires des Kimris-Belges, apporteront aux Bituriges l’industrie du fer, qu’ils maitriseront au point d’en tirer une très grande réputation dans tout le monde antique. Cette présence Celte Gauloise Galls-Biturige est attestée par plusieurs sites environnants tels que les tumulus de Prunay.

JPEG - 301.4 ko
Village Gaulois

La typologie des lieux (petites hauteurs) ; les ressources en bois (Forêts) ; les ressources en eau (ru coulant du Souchet vers l’Arnon) ; et les ressources en minerais de fer (Font-Moreau), du territoire de l’actuelle commune de Plou, donnent à penser qu’une implantation gauloise Galls-Biturige, était présente entre 800 et 52 avant J.C. L’application des critères socio-archéologiques propre à ce type d’implantation la situerait aux alentours de l’actuel cimetière communal, au lieu-dit actuel « Les Masures » sous la forme d’un village ouvert ou sous celle d’une grande ferme aristocratique gauloise. Les terrassements nécessités par le déménagement de l’ancien cimetière d’autour de l’église, au lieu où il est aujourd’hui, ont malheureusement fortement compromis toute découverte d’attestation.
Après la prise de la cité gauloise d’Avaricon (que les Romains latiniseront en Avaricum) par César, en mars-avril de l’an 52 avant J.C., le territoire que recouvre l’actuelle commune de Plou, tomba sous l’autorité de l’administration romaine des sénateurs Lucius, puis Leocade, puis Lucius. Ce territoire fera alors partie de l’Aquitaine première dont la capitale sera Biturigum (ex-Avaricum).
Il s’établit peu à peu une longue période de relative tranquillité appelée « la paix romaine », qui va s’étendre de moins 29 avant J.C. à 285 après J.C.
C’est à cette époque que le village primitif gaulois établi sur le territoire de l’actuelle commune de Plou, au lieu-dit les Masures, se serait, soit progressivement transformé en Villa gallo romaine, soit aurait vu s’établir dans sa proximité une de ces mêmes Villa. 

Le premier indice de cette transformation se trouve dans l’étude de la toponymie d’un lieu qui se situe aujourd’hui près de ce lieu-dit et qui se nomme « Les Brissards ». Ce nom semble découler de « Brissiacim ». Il est souvent employé pour nommer le lieu ou les alentours des domaines gallo-romains. Jusqu’à ce jour, on admettait que le hameau Les Brissards de la commune de Plou, venait du nom de la famille qui avait essarté le lieu au Moyen Âge. Mais il pourrait s’avérer que ce fut le lieu, déjà nommé à cette époque, qui soit à l’origine du nom donné à la famille.
En Berry gallo-romain, les années 400 ont vu les incursions guerrières, des Vandales, des Suèves, des Alains et des Burgondes. Sans doute, nos ancêtres gallo romains installés sur le territoire que recouvre l’actuelle commune de Plou eurent à pâtir des pillages et des brigandages de ces hordes d’envahisseurs.
En 469, des guerriers Brittons, conduits par leur roi Riothame, seraient venus en Biturienci (Berry), à la demande de l’empereur romain d’occident Anthémius, pour arrêter les Wisigoths et leur roi Euric qui voulaient établir les frontières de leur royaume à la rive gauche de la Loire.
A l’issue de la bataille entre les deux antagonistes qui eut lieu aux alentours du Vicus de Dolensis (Déols), les guerriers Brittons furent vaincus.
Certains d’entre-eux décidèrent alors de rester en Biturienci, en incitant les autochtones à se joindre à eux dans une démarche de résistance à l’occupation wisigothe.
L’origine ancienne du mot Plou pour nommer le territoire que recouvre aujourd’hui la commune du même nom, peut être située à cette même époque, après 469.
De cette résistance des guerriers Brittons, dont nous parle le grand évêque de Clermont, Sidoine Apollinaire, naîtra, en plus de Plou, deux autres nouveaux villages « Britonia » aujourd’hui « Bretagne » (36) ; « Britonoria » aujourd’hui « La Berthenoux » (36).
L’apparition du nominatif Plou serait donc, très certainement, la résultante de l’insertion, puis de l’intégration discrète dans la population gallo-romaine existante sur ce territoire, d’un petit groupe de ces guerriers Brittons de langue brittonique insulaire parlée en Armorique et dans la grande Ile de Bretagne. C’est de cette langue là qu’est issu le mot Plou, signifiant paroisse, latinisé en Plebem.
Ces résistants Brittons introduisirent les bases organisationnelles de la paroisse primitive de Plou.


JPEG - 67.1 ko
Guerrier britton

Ceci est attesté par le schéma de structuration des habitats primitifs de Plou. En effet, ce schéma présente des similitudes sérieuses avec les premières implantations humaines des "Plou" d’Armorique. Les "Plou" d’Armorique désignent, ou nomment, par ce nom, une paroisse dont l’appellation ne se confond pour ainsi dire jamais, avec l’appellation de l’entité territoriale laïque. Sur l’étendue de la paroisse ainsi désignée, était établi un peuple ou une population dont les habitats se divisent en hameaux et habitats isolés dont très souvent, certains d’entre eux portent les noms de ceux qui les exploitaient. La commune de Plou, et avant elle la Paroisse de Plou, est en effet un territoire sans bourg ou sans centre de village.
De son apparition, jusqu’à la Révolution de 1789, Plou et ses formes anciennes de déclinaison (Pleu, Plo, Plé, Pla) n’ont été utilisées que pour nommer la paroisse. La seigneurie qui sera fondée plus tard sur ce même territoire, sera nommée Breuilhamenon, et les petits groupements des habitats primitifs prirent respectivement des noms qui leur sont propres.

« Pour en savoir plus »

* Le Moyen-âge
Il est plus que probable que la paroisse de Plou et son village des Masures, aient eu à souffrir des guerres de successions mérovingiennes pour la possession du Berry qui coûta les vies de 7 000 de ses guerriers.

Il est également plausible qu’ils aient eu à pâtir des guerres de reconquête de l’Aquitaine menées par Pépin le Bref de 760 à 768.

Et il ne fait aussi nul doute qu’ils eurent de nouveau à endurer les invasions des Vikings dans les années 900, car ces guerriers scandinaves ont en effet remontés les cours du Cher et de l’Arnon.
Ce fut entre 986 et l’an 1000, sous les règnes de Lothaire et d’Hugues Capet, que le « fief de Breuilhamenon » fut créé par le seigneur Amenon, deuxième seigneur de la première maison des princes d’Issoudun.
Ce fief, englobant la paroisse de Plou, fut établi sur une zone boisée, en empiétant sa surface sur la seigneurie de Chârost déjà existante. Il prit le nom de « Breuil » (bois) « hamenon » (du seigneur Amenon) « Breuilhamenon ».

Lors de la délimitation initiale de ce fief, sa limite nord sépara le village primitif des Masures de son église chrétienne, mettant cette dernière sur la seigneurie de Chârost.
Vers l’an mil, fut élevé le château vassalique de Breuilhamenon sur une motte à l’endroit où se trouve actuellement le château de Castelnau. Primitivement en bois, ce château fut reconstruit en pierre vers 1100, lui donnant ainsi son identité de château-fort médiéval. Ce château de Breuilhamenon entrait dans un système de défense de la rive gauche de la rivière Cher, voulu par le seigneur Amenon d’Issoudun, et qui comprendra plus tard, sous la suzeraineté de Richard Cœur de Lion, qui en fera la frontière entre l’Aquitaine et le royaume de France, le château de Fontmoreau, la tour de Féroul, la ferme fortifiée de Galifard, le Camp Dureau et le vieux Château.

JPEG - 118.5 ko
Château de Font-Moreau

Dans un même temps, le village primitif des Masures situé aux alentours du cimetière actuel, fut abandonné par ses habitants au profit de nouvelles implantations d’habitats plus sécurisées près du château de Breuilhamenon. Ces nouveaux habitats formèrent un village qui s’appela naturellement, et s’appelle encore de nos jours, Breuilhamenon.
A partir de 1105, l’essartage de Champeau, du nom du serf qui le réalisera, ouvrira la voie à 9 autres défrichements dont les noms nous sont encore connus aujourd’hui (Moreaux, Tribeterie, Gros Bois, etc.).
La paroisse de Plou et sa seigneurie de Breuilhamenon furent touchées par l’épidémie de peste qui sévira, par intermittence, dans tout le Berry pendant 17 ans, de 1336 à 1353.
De d’août 1356 à 1370, lors de la première moitié de la guerre de Cent Ans (1338-1388), la seigneurie de Breuilhamenon et la paroisse de Plou furent placées sous la domination et l’occupation anglaise. Elles en seront délivrées par les troupes de Bertrand Du Guesclin qui délogeront aussi les Anglais des Châteaux de La Ferté, de Reuilly et de Lury sur Arnon.
Le premier seigneur connu de la seigneurie de Breuilhamenon fut Dame Marie de Breuilhamenon qui en fit aveu au duc Jean de Berry le 23 avril 1381.
Puis après 1381 à 1468, la seigneurie sera tenue par la lignée des de Fontenay.

« Pour en savoir plus »

* La Renaissance
De 1468 à 1484, la seigneurie de Breuilhamenon sera tenue par la lignée des de Chalus ou de Chazlus. Durant cette période, en 1481, une très importante famine sévira sur toute la paroisse de Plou et ses environs.
De1484 à 1540, la seigneurie de Breuilhamenon appartiendra à la lignée des Orléans de Courtois.
Durant cette période, en 1522, un tremblement de terre secouera la Paroisse de Plou et ses environs.
Puis, 7 ans après ce tremblement de terre, en 1529, de grandes inondations recouvriront les vallées du Cher et de l’Arnon, empêchant tout approvisionnent des populations isolées, dont la paroisse de Plou.
C’est en 1541 que Guillaume Bochetel, secrétaire du roi François Ier et diplomate, deviendra seigneur de Breuilhamenon. Gardant l’implantation d’origine, il transforme alors le château médiéval en château de style renaissance berrichonne, faisant, de cette demeure seigneuriale, un véritable condensé de l’évolution architecturale de cette époque. Ce château reçu la visite du roi François 1er en 1535.
La lignée des Bochetel avec Jean, puis Jacques, sera propriétaire de la seigneurie de Breuilhamenon de 1558 à 1585. Jacques Bochetel dotera sa fille « Marie » de la seigneurie de Breuilhamenon, lors de son mariage avec « Michel de Castelnau » le 26 juin 1575, puis en fit l’héritage de son petit fils « Jacques I de Castelnau » qui en prit possession en 1585.
Lors des guerres de religions, courant août 1562, les Huguenots du capitaine d’Ivoy, après avoir pris d’assaut le château du Coudray, détruisirent le chevet semi-circulaire de l’église Saint Pierre de Plou. Sans doute par faute de moyens, ce chevet sera reconstruit carré.

« Pour en savoir plus »

JPEG - 31.9 ko
Jacques II de Castelnau

* Le grand siècle
De 1585 à 1652, la seigneurie de Breuilhamenon est tenue par la lignée des Bochetel Castelnau avec Jacques I et Jacques II. Ce fut en 1652, que Jacques II de Castelnau-Bochetel, obtiendra du roi, en récompense de ses glorieux faits d’armes, que la seigneurie de Breuilhamenon soit érigée en marquisat sous le nom de Castelnau. Ce grand soldat fut fait maréchal de France juste avant de mourir en 1658.
Le 14 janvier de cette même année 1652, un tremblement de terre secoua la paroisse de Plou.
De 1658 à 1699, le marquisat de Castelnau de la paroisse de Plou sera tenu par la lignée des de Castelnau, avec Michel II de Castelnau (1658- 1671), puis avec sa fille Henriette de Castelnau (1671-1699), première écrivaine d’ouvrages osés, et dont les dettes l’obligeront à vendre le château et le marquisat.
Suite à une grande période de froid intense qui sévira durant les années 1658, 1659 et 1660, la paroisse de Plou et l’ensemble du Berry, eurent à souffrir de famine.
De 1699 à 1708, Le marquisat de Castelnau sera tenu par la lignée des « Forcadel ».

« Pour en savoir plus »

* Le siècle des lumières
De 1708 à 1742, le marquisat de Castelnau appartiendra à une famille de grande bourgeoisie cherchant rapports et titres de noblesse, les « Aubry » dont la Dame Catherine Coutard, épouse Aubry, décédera au château de Castelnau, le 6 octobre 1728, et sera inhumée dans l’église Saint Martin de Poisieux.
De 1742 à 1755 le marquisat de Castelnau sera acquis par la famille bourgeoise des Duvaucel.
Cette période de l’histoire de la paroisse de Plou est surtout marquée par l’acquisition, le 30 janvier 1756, du marquisat de Castelnau par Charles Joseph Patissier de Bussy pour la somme de 600 000 Livres.
Sous la gouvernance de ce marquis, le marquisat de Castelnau s’étend bien au-delà de la paroisse de Plou qu’il englobe totalement et à laquelle il réunit également les paroisses de Poisieux, de Saint Georges, de Sainte Lizaigne, de Civray, de Massoeuvre, de Rosières et de Saint Florent. Il faut également y ajouter les fiefs du Coudray, de Plotard, Champigny, Chillou et la seigneurie de Lazenay.
Ce fut aussi sous la gouvernance du marquis Charles Joseph Patissier de Bussy que la paroisse de Plou connaitra la charrue qui remplaça l’antique araire, et que l’on commence à parler de prairies artificielles et de la sélection des bêtes à laines pour stabiliser l’espèce en une race parfaitement adaptée au terroir berrichon.

La paroisse de Plou traversa une grave crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 105 feux en 1709, à 87 en 1726. L’hiver de 1709-1710 causa de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 qui tua beaucoup par dysenterie.

Les premières pommes de terre sont plantées sur les terres de Plou en 1771 et contribuent à établir une certaine suffisance alimentaire pour la paysannerie qui vit sur le marquisat. Tous ces progrès sont issus du château de Castelnau et de l’ouverture

JPEG - 24.6 ko
Charles Joseph Patissier de Bussy, Marquis de Castelnau

d’esprit de son seigneur Charles Joseph Patissier de Bussy-Castelnau. De 1760 à 1780, celui-ci aménage les alentours boisés du château en parc forestier, c’est probablement à lui que l’on doit la construction de l’obélisque des bois près de Brouillamnon.
En 1785 le marquis de Bussy meurt à Pondichéry aux Indes françaises où il avait été nommé gouverneur par le roi Louis XVI.
De 1785 à 1827, sa nièce et héritière Charlotte Catherine Sophie de Bussy épouse de Folleville sauvera le domaine de Castelnau de la saisie révolutionnaire en divorçant de son époux le marquis de Folleville qui était un fervent et actif partisan de la royauté absolue.
Durant cette période, naissait dans notre bourgade, le 4 janvier 1780, ☞Théophile Marion Dumersan, lors d’un séjour au château de Castelnau de François Marion Dumersan , son pêre, écuyer et seigneur de Fresney, et de son épouse enceinte Jeanne Marie Françoise d’Armezin, demeurant habituellement Paris, et très amis avec la famille de Bussy. Auteur dramatique, vaudevilliste, poète, chansonnier, librettiste, romancier, numismate et conservateur adjoint au Cabinet des médailles et antiques de la Bibliothèque royale, il écrivit près de 50 pièces de théâtre dont la célèbre farce « Les Saltimbanques ».Il est mort le 13 avril 1849 à Paris.

« Pour en savoir plus »

* Les périodes révolutionnaires
La naissance de la République ne perturba pas beaucoup le déroulement de la vie paysanne sur les terres de Plou, car les récits des événements parisiens mettaient un temps fou à arriver en Champagne berrichonne. Les faits les plus marquants pour les habitants de la paroisse de Plou à cette époque, étaient les créations des communes et des départements. Le découpage de la France en départements fut effectif pour le Berry, début 1790. Il situa la commune de Plou dans le département du Cher, alors qu’elle dépendait auparavant du bailliage et de l’élection d’Issoudun, qui lui était majoritairement situé dans le département de l’Indre. Cet événement coupa la population de la paroisse de Plou de ses racines historiques et mit en œuvre le début d’un processus d’effacement de sa mémoire collective.

Le 21 septembre 1792, l’abolition de la royauté fut proclamée. La Première République permit la création de la Commune de Plou, qui devint une réalité administrative en 1793, et son étendue territoriale correspondit, pour sa grande majorité, à celle de la paroisse.
Le premier des ☞maires de Plou élu en juillet 1793 sera Sébastien Pinoteau qui eut bien du mal à imposer son autorité républicaine, face à celle de l’ex-marquise devenue la citoyenne Charlotte Catherine Sophie de Bussy qui possédait presque l’ensemble des terres de la commune.
D’ailleurs, bon nombre de documents attestent qu’aucune décision municipale n’était prise sans l’assentiment du Château.
A partir de 1799, les Maires des communes de moins de 5000 habitants ne furent plus élus, mais choisis par l’Autorité Centrale, et ce jusqu’en 1871(Sauf entre 1848 et 1851).

« Pour en savoir plus »

* Le XIXème siècle
A partir de 1800, la commune de Plou et le marquisat de Castelnau, retrouvèrent peu à peu leurs habitudes agraires et forestières.
Mis à part un tremblement de terre qui eut lieu en 1803, les années qui suivirent, jusqu’en 1810, furent bonnes, et les récoltes furent abondantes. Ces belles années furent malheureusement suivies de trois ans de misère découlant directement des impôts trop élevés recouverts pour financer les campagnes militaires de l’empereur Napoléon 1er.

Le premier Maire de Plou choisi en 1799 fut, François Delevaique régisseur salarié du château et des terres de Castelnau de la commune de Plou, toujours propriété de Charlotte Catherine Sophie de Bussy puis, à partir de 1827, de sa petite fille Amélie Charlotte Julie Musnier de Folleville épouse de Boissy. François Delevaique sera Maire choisi durant 4 mandats de 6 ans de 1823 à 1847 où il administra seul la commune, les Conseillés étant consulté que lorsqu’il le jugeait utile.
En 1828, les bois attribuée aux sections de Brouillamnon, du Bouchet, du Grosbois et du Souchet, faute de justificatifs de propriété, sont soumis au Régime Forestier et deviennent communales. Mais, à la fin de l’année 1858, les sections de Breuilhamenon, du Souchet et du Grosbois produisirent les preuves de leur propriété de la forêt et elles furent rétablies dans leur droit le 28 janvier 1859.
A la mort d’Amélie Charlotte Julie Musnier de Folleville, le 17 juillet 1836, la propriété des terres et du château de Castelnau situés sur la commune Plou passa à son époux Hilaire Etienne Octave Rouillé de Boissy paire de France et sénateur, durant la minorité de sa fille Octavie Etiennette Catherine Adèle Rouillé de Boissy qui était alors âgée de 12 ans. Ce fut lui qui établit les premières forges à Rosières.
En 1848, les propriétés situées sur la commune de Plou allèrent à sa fille Octavie Etiennette Catherine alors devenue majeur. En 1857, Adèle Rouillé de Boisy vendit ses propriétés sises sur la commune de Plou à la deuxième épouse de son père, la comtesse Thérèse Françoise Olympe Gamba de Ghiselli qui à son tour les vendit en 1866 à Jean Soubiran, qui sera le premier d’une lignée qui sera propriétaire du marquisat de Castelnau durant 103 ans, jusqu’en 1979.


« Pour en savoir plus »
« Et »

* Le XXème siècle

JPEG - 132.7 ko
Château de Castelnau vers 1905

En 1903, Albert Eugène Soubiran, neveu de Jean Soubiran devient propriétaire du château est des terres de Castelnau sises sur la commune de Plou. Albert Eugène Soubiran sera Maire de la commune de 1919 à 1941, et son épouse Berthe Marie Françoise Soubiran de Montgolfier », le sera à son tour de 1946 à 1977.
Le 25 juillet 1880, dans le hameau Le Crot à la terre, naissait ☞Louis Béchereau. Cet ingénieur des arts et métiers et Inventeur travaillera pour Clément Ader sur un prototype d’automobile, puis pour Armand Déperdussin constructeur d’aéroplanes, où il deviendra directeur du bureau d’études. C’est avec Louis Blériot qu’il développe le fameux aéroplane SPAD XIII, et sera décoré de la légion d’honneur en 1917, par son ami Georges Guynemer .Il décédera à Paris en 1970.
Le 18 août 1886, dans la métairie de Castelnau du Four-Sandrin à Plou, naissait un autre garçon nommé Abel Bardin, fils du garde des bois et de chasse sur les terres du château tenu à l’époque par monsieur Jean Soubiran. Il sera en 1923, avec ses amis Charles Benoît et Jules Benezech, à l’origine de la création de la marque « Motobécane ».
Durant les deux guerres mondiales, la commune de Plou perdra bon nombre de ses jeunes hommes, « ☞Morts pour la France », qui ont laissé leur vie dans les combats.
Le 6 janvier 1934, l’incendie de l’école des garçons de Brouillamnon et de la Mairie de Plou, détruisit 141 années d’archives administratives et d’état civil, ainsi que certaines archives paroissiales. Suite à cet événement, fut créé la même année le Corps de sapeurs Pompier de Plou. Il comprenait 16 hommes et il fut placé sous le commandement de Louis Goussard.
En 1979, Berthe Marie Françoise Soubiran de Montgolfier vendit partiellement le marquisat de Castelnau. Le château et son parc furent vendus à l’Institut International d’Innovations, puis ensuite à Monsieur Faugère en 1982. Les forêts du domaine furent cédées à une société de gestion et d’exploitation forestière, mais les terres agricoles resteront sa propriété sous la gestion de la Régie de Castelnau.
Un remembrement des terres sur la commune de Plou sera réalisé durant l’année 1984.
Enfin, impossible de ne pas évoquer Paul Taphanel, curé de Plou entre 1955 et 1992, et qui fut dans les années 1950 l’un des missionnaires-explorateurs partis diffuser la parole divine en Papouasie. Il en écrira un livre « Avec les Papous », et tournera un film « Avec les derniers mangeurs d’hommes ». Toute sa vie il fera l’éloge de ce peuple avec lequel il avait créé un vrai lien. Pour se déplacer il utilisait souvent un gyrocoptère qu’il s’était fabriqué lui-même, et s’agrémentait aux beaux jours de balades dans le ciel du Berry.Cet homme hors du commun fit peindre sur les murs de son église de Plou, de remarquables fresques par le célèbre dessinateur ☞Albert Dubout.

JPEG - 5.8 Mo
Fresque de l’église

« Pour en savoir plus »

* Aujourd’hui
De nos jours, Plou, situé à une vingtaine de kilomètres de Bourges, a su garder son caractère authentique, et son charme rural. Pour les femmes et les hommes d’aujourd’hui, faisant le choix de s’installer dans notre commune, ce résumé n’a pas d’autre prétention que de leur faire connaître des événements qui se sont jadis déroulés sur ce petit territoire du Berry, et ainsi leur permettre de se les approprier et de les transmettre afin de préserver l’identité collective de notre commune paisible et préservée...

Avec nos remerciements à M René JOHANNOT, pour son aimable collaboration, et son travail précis et complet, de ☞« Plou en Berry : Histoires des lieux et des hommes »

« Photos Aériennes » de Plou et sa région (par Damien Bouyssi)

Et plus généralement, ☞« Le Berry : Histoires des lieux et des hommes »



Haut de page